A priori, nous avons tous croisés lors de vernissages des artistes cotés chez des géants comme Akoun, Drouot ou Art Price. Pour un artiste, avoir une côte est une reconnaissance qui semble difficile à obtenir.
Difficile ? Pas si sûr…
Comment atteindre à cette reconnaissance prestigieuse ? Est-ce vraiment inaccessible d’obtenir une cote ?
Deux solutions s’offre aux artistes :
- consulter directement l’étude d’un commissaire priseur habilité ou
- se rendre en un clic sur la toile à la découverte des sites de ventes aux enchères qui vous sont proposés.
Dans les deux cas, le fonctionnement est le même mais il diffère dans son accessibilité et parfois dans les options répertoriées.
Consulter directement l’étude d’un commissaire priseur
Pour la première option, vous devrez trouver une étude, comme celle de Vincent Wapler (Paris) par exemple, qui est habilité à l’expertise d’œuvres d’art contemporaines et à sa vente aux enchères.
Après s’être renseigné auprès de celle-ci, vous vous trouverez alors en plein paradoxe :
1 – Il est nécessaire d’avoir une cote pour pouvoir prétendre au passage en salle des ventes aux enchère
Et…
2 – Vous ne pourrez acquérir une première cotation qu’après une vente aux enchères de vos œuvres !
Alors, comment faire ? Existe-t-il réellement une porte d’entrée ?
Oui : certains commissaires priseurs, conscients de cette situation pour le moins paradoxale, vous autoriseront, après consultation de votre travail et suivant leur sensibilité artistique, à un premier passage en salle des ventes aux enchères. C’est un expert qui définira alors pour vous le montant du prix de réserve et celui de l’estimation de vos œuvres à vendre (nombre d’œuvres variables, plutôt de l’ordre de 1 ou 2 pour débuter). Le seul document à remplir sera un bordereau de réquisition de vente volontaire en salle des ventes publiques.
Quel est dans ce cas le tarif pratiqué par l’expert ?
Il s’échelonne en général aux alentours de 5% du prix estimé.
Sachez toutefois qu’il n’est pas rare de recevoir une estimation bien en-deçà du prix galerie habituellement pratiqué (par exemple pour une œuvre étiquetée à 450€ en galerie, l’estimation pourra s’élever à 150€). Il faut prendre en considération qu’aucun pourcentage ne sera prélevé après vente. De plus, vous avez le choix d’accepter ou non cette tarification et de proposer un montant de départ plus élevé. Mais attention toutefois, un prix de départ trop haut n’est pas sans faire fuir les acheteurs surtout lorsque l’artiste n’est pas encore coté !
L’estimation est réalisée en fonction de certains critères comme les dimensions de l’œuvre, le nombre d’expositions personnelles, collectives et/ou permanente réalisées par l’artiste, les diplômes, le site internet, les articles de presse et les livres consacrés à l’artiste.
Il existe d’ailleurs certains sites comme ARTS-UP COTATION © qui ont mis en place un logiciel à l’aspect ludique qui sera susceptible de vous aider dans l’estimation du prix de vente de votre travail.
Sites de ventes aux enchères sur Internet
Pour la seconde option, elle apparaît plus facile d’accès puisqu’il vous suffira de remplir un formulaire via le net après avoir jeté votre dévolu sur un site de ventes aux enchères d’art contemporain comme Arts-encheres.com pour n’en citer qu’un.
Même si les informations à remplir se déroulent en plusieurs étapes, vous serez guidés pas à pas sans aucune vraie difficulté. Après chacune des étapes, un email vous sera envoyé afin de vérifier la véracité des données transmises et d’annoncer les opérations à venir.
De quel montant dois-je m’acquitter pour les prestations proposées ?
Les sommes requises sont variables d’un site à un autre mais elles tournent en général autour de 150€ : elles comprennent le montant de l’expertise, la publicité, le stockage des œuvres et le passage en salle des ventes. Un chèque de caution non débité peut aussi vous être demandé.
Vous pouvez également prendre la décision de ne pas passer par l’expert et de déterminer le montant de mise en vente de vos œuvres.
L’envoi des œuvres (nombre restreint également), si vous n’êtes pas dans la région, reste à votre charge : une date vous sera fixée pour que celles-ci arrivent à destination à temps.
En ce qui concerne le bordereau de réquisition de ventes aux enchères publiques, il peut vous être envoyé directement par l’Hôtel des ventes.
Que l’artiste choisisse la voie de l’étude ou celui d’un site de ventes aux enchères sur la toile, le mode de fonctionnement est-il identique ?
Oui, comme on l’a vu, pour tout ce qui concerne la procédure : estimation par un expert habilité, bordereau de réquisition, passage en salle des ventes par l’intermédiaire d’un commissaire priseur et cotation si la vente aboutie.
Parfois, certaines options pourront vous être proposées via le net comme celle du mécénat durable : il s’agit de reverser 10% de la différence entre le prix de réserve et celui de l’adjudication à un organisme d’intérêt général (Croix rouge, Fondation…) déterminé par l’entreprise inscrite à ce club de mécénat qui aura acheté votre œuvre. Ce versement pour l’artiste sera déductible de l’ordre de 60% de ses impôts.
Il est donc possible à un artiste vivant d’obtenir une première cotation en prenant la direction des ventes aux enchères : une autre voie à emprunter afin d’accéder à la reconnaissance artistique sans passer systématiquement par celles des galeries et autres espaces d’exposition très onéreux…



Bonjour,
Soyons si possible… le plus objectif possible et parmi les faiseurs de « cotes », sites, dictionnaires… faisons la différence entre ceux qui commence par vous demander un chèque pour vous donner une « cote » et ceux qui, au moins attendent qu’il y est eu réellement une vente attestée !
Le commissaire priseur à ce niveau est une garantie.
Moins onéreux qu’une galerie ? A voir !! si on ne s’adresse pas aux loueurs de cimaises.
Cordialement.
J.G.
Bonjour,
Remarques tout à fait pertinentes !
Il est en effet aussi difficile de trouver une étude sérieuse qu’une galerie digne de ce nom… L’artiste se doit là encore d’être vigilant car ce n’est qu’à le suite d’une vente par un commissaire priseur habilité qu’une véritable cote doit résulter.
Le fait de payer sans apporter la preuve d’une réelle vente, pour figurer dans un recueil de cotation par exemple, n’est qu’un mirage : cette « soi-disant » cotation ne sera reconnue par aucun professionnel, qui ne jure que par Drouot, Akoun ou Art Price… Alors, là aussi, choisissons la prudence !
Bien cordialement
F. A.
Bonjour,
Je voudrais savoir si le site Web : Drouot-cotation.org qui représentent des artistes côtés est sérieux ou pas ?
Merci beaucoup pour votre réponse
Bien cordialement
Bonjour,
Cette cotation n’est pas la cotation Drouot internationale, c’est juste pour apparaitre dans le livre de cotation qu’ils publient.
La cotation ne veut rien dire étant donné qu’il n’y a aucune vérification. Vous pouvez déclarer vendre vos oeuvres 5.000 €, et vous apparaitrez avec cette cotation.
Oubliez donc ce site pour la cotation des artistes.
Connaissant des artistes qui ont payé pour drouot-cotation.org, je peux vous dire que cela n’a rien apporté directement.
En toute sincérité, si vous voulez investir pour vous faire connaitre, il vaut mieux payer pour avoir son propre site internet ou pour avoir des cartes de visites professionnelles, plutôt que payer pour apparaitre dans un annuaire. Essayer aussi les ventes aux enchères, cela vous donnera une idée de votre cote et vous aurez une cote officielle (même si vous vous séparez d’une oeuvre à un prix que vous jugez trop bas). Au moins vous « investirez » au lieu de « dépenser ».
Cordialement,
L.A.
Le commissaire priseur n’a pas pris mon tableau pour vendre parce qu’il en a 800 en réserve ! Alors ? Et ma cotation ?
la cote d’une oeuvre est celle que l’artiste demande et que l’acheteur accepte!._ le reste est pure spéculation! ex ; un damien HIRST (43ans) vendu plus cher qu’un Chaim SOUTINE!!!